Depuis 2004, Monster Hunter a amassé un paquet de fans au fil des ans et des jeux ! Il faut dire que la licence propose une boucle de gameplay relativement simple, mais ô combien satisfaisante. À quelques jours de la sortie d’un des softs les plus attendus de l’année, on fait le point sur tout ce qu’il faut savoir sur Monster Hunter Wilds.
Le 28 février, Monster Hunter Wilds débarque sur PS5 et Xbox Series. Si tu ne connais pas la licence, sache que tu es passé à côté de milliers d’heures de fun, seul ou accompagné. Parce qu’au delà d’une franchise mythique, MH, c’est surtout génial et hyper prenant. Avec Wilds, Capcom a apporté ça et là des ajustements à sa formule, et l’ensemble se rapproche grandement de la perfection.
Histoire
Monster Hunter et le scénario, ce n’est pas antinomique, mais disons que c’est comme pour Mad Max: Fury Road, il pourrait tenir sur un biscuit (et c’est très bien comme ça). On rencontre des monstres, et comme tu dois t’en douter, il va falloir en venir à bout. L’important, c’est surtout le comportement de ceux-ci, leurs patterns, et celui de l’arme que tu as choisi de manier. Le scénario, dans tous les cas, tu peux en venir à bout en une cinquantaine d’heures. Le truc, c’est surtout que la rejouabilité est maximale et le endgame infini. Pourquoi ? Et bien c’est là-dessus qu’on va se pencher.
Dans MH, tu contrôles un chasseur que tu crées la première fois que tu lances le jeu. Assez rapidement, on te plonge dans le grand bain, et tu vas chasser ta première bébête. Pas de spoiler, mais il s’agit généralement d’un “petit” raptor ou d’un gros crapaud. À partir de là, les ennemis vont varier (et prendre pas mal de mix protéinés vu la taille qu’ils atteignent), et si tu te cantonnes à la quête principale, tu vas tous les croiser. Dragon, T-rex, araignée géante, serpent, licorne… Capcom est très fort pour imaginer des bestioles magnifiques et leurs attaques respectives. Chaque monstre lâche des composants lorsque tu en viens à bout, et grâce à cela, tu peux construire des armures et armes dédiées. En gros, la progression est fluide, et surtout très satisfaisante puisque le système de combat est toujours génial.
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Pour continuer d’améliorer la formule, Capcom a commencé avec une innovation, et pas des moindres : Monster Hunter est en open-world, enfin. On se déplace librement du village jusqu’aux lieux de chasse. L’époque où on enchaînait les allers-retours entre la ville et des missions spéciales qu’on spammait pour une pièce d’armure, c’est terminé. Les ptérodactyles peuvent souffler, on va arrêter de les attraper au vol pour aller à l’autre bout du monde. Du coup, la map est gigantesque, et l’immersion s’en trouve grandement renforcée. Par contre, tout ne sera pas interconnecté, il faudra de temps en à autre se manger un écran de chargement pour passer d’une zone à l’autre. Mais vu la taille de celles-ci, rien de désastreux. Et puisqu’on parle de zones et de monstres, voici un petit teaser pour se faire plaisir.
N.B : Si tu es arachnophobe comme le rédacteur de ces lignes, tu risques de passer un moment compliqué (heureusement que tout le jeu est jouable en coop).
Gameplay
Au-delà des grandes zones ouvertes à explorer, dans Wilds, les changements météorologiques seront de la partie, de quoi renforcer (ou pas) certaines attaques ou faiblesses du monstre. On n’est pas sur Pokémon, mais monstre électrique plus pluie, ça peut être moyen pour les chasseurs.
Si on reste sur les déplacements (t’inquiète pas, on va parler des combats), on peut désormais voyager rapidement entre les différents camps qui sont disséminés sur la carte. Par contre, il va falloir les entretenir pour éviter qu’il ne soient détruits et restent dispos. Un peu à la manière d’un Helldivers 2, les missions impactent donc le scénario et ton quotidien sur le jeu.
Pour ceux qui préfèrent se déplacer “à la main”, un nouvel animal fait son apparition dans le jeu : le Seikret.
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Avant que tu ne sortes ta morpho-hache, sache qu’il ne s’agit pas d’un monstre de plus, mais bien d’une monture te permettant de parcourir les grands espaces plus vite qu'auparavant. Petit bonus : la bête est équipée d’un GPS, elle peut donc t’emmener toute seule vers ton objectif actif (mais si tu veux la guider toi-même, tu peux aussi).
Pour t’accompagner, comme d’habitude, tu pourras aussi compter sur ton Palico. Pour les néophytes, il est question ici d’un chat tout mignon qui t’aide notamment à te soigner et à looter lorsque tu joues en solo. Et sinon, tu peux aussi jouer à plusieurs, de 1 à 4. Il suffit pour cela d’envoyer un signal de détresse, et des joueurs débarqueront dans la partie (si la mission les intéresse). Si tu n’as pas de potes, tu peux aussi être rejoint par des bots.
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Autre nouvelle : jeu japonais oblige (ou presque), les armes sont assez gigantesques, mais surtout, les armures sont assez… genrées. Autrefois, il était assez difficile d’être couvert pour l’hiver si on avait créé un personnage féminin. Désormais, le sexe n’a plus d’influence sur le look des tenues, et on peut donc varier à sa guise pour avoir la dégaine souhaitée. Ce n’est pas l’innovation du siècle, mais plus de variété, c’est toujours cool.
Wilds est plein de nouveautés de ce genre qu’on peut ranger dans la case “qualité de vie”. Le loot des parties du monstre sera par exemple automatique, et c’est une excellente nouvelle. Pourchasser une bête pendant 10 minutes, la trouver, galérer et finalement réussir à lui couper la queue, tout ça pour ne pas la retrouver après coup, et donc ne pas pouvoir la looter, c’était un peu rageant.
Par contre, dans le genre énorme nouveauté, on en a une belle : pour la première fois dans la série, on peut avoir une deuxième arme sur soi. Elle est stockée sur notre monture, et on peut donc changer d’arme en pleine balade si le cœur nous en dit. On va donc pouvoir tester plus d’armes sans forcément rentrer à la base, être plus polyvalent, et donc enchaîner plus de chasses sans avoir à rentrer… un bonheur.
Combat
Nous y voilà, le cœur du gameplay, les combats. Parce que comme dans un Dragon’s Dogma 2 (et tous les Monster Hunter qui ont précédé Wilds), Capcom a mis le paquet.
Au menu, on aura 14 armes, comme à l’ancienne. Chacune d’entre elles possède un gameplay bien particulier, et même si on les connaît déjà, elles ont été retravaillées. Voici la liste des armes :
- Grande épée
- Épée longue
- Épée & bouclier
- Lames doubles
- Marteau
- Corne de chasse
- Lance
- Lancecanon
- Morpho-hache
- Volto-hache
- Insectoglaive
- Fusarbalète léger
- Fusarbalète lourd
- Arc
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Comme on le disait, chacune à sa spécialité. Certaines sont parfaites pour couper des parties du monstre, d’autres peuvent le mettre K.O, l’empoisonner, l’endormir… Entre mouvements de ton personnage et attaques, quels que soient tes goûts, tu vas trouver de quoi t’amuser. Tu aimes le saut à la perche ? Fonce sur l’Insectoglaive. Tu es né pour aider tes collègues dans le pétrin ? Prends une corne de chasse. Et si tu veux décrocher la mâchoire d’un monstre de 36 tonnes, le marteau est fait pour toi.
Autre nouveauté : l’ajout du mode focus. Et non, avant que tu commences à dire : “Bien sûr qu’on pouvait déjà viser !”, il n’est pas question de ça ici. Désormais, même avec une arme de mêlée, on peut faire apparaître un réticule. C’est un peu déroutant au départ, mais pour viser les points faibles, c’est une addition plus que bienvenue, d’autant que l’on voit aussi les blessures que l’on a infligées à la bête. Si vous cherchez à collectionner les queues de Rathalos, vous savez quoi faire.
Pour que tout le monde ait le droit de faire du multijoueur, les monstres aussi seront parfois en meute. Certaines missions t’envoient donc en 1v3. Bonne chance. Heureusement, tu peux employer certaines techniques pour les séparer. Si tu recouvres un monstre de bouse, ses copains l’abandonnent par exemple (pas cool, et ça ne fonctionne pas sur un groupe de personnes IRL. On a testé, et on a perdu).
Un grappin a aussi été ajouté pour activer le piège à bouse dont on parlait, ou pour choper plus rapidement des soins en combat. Globalement, si ce n’est pas totalement game breaker, ça vient encore un peu plus dynamiser l’expérience et les combats qui, on le répète, sont parmi les plus satisfaisants du monde vidéoludique. Tu peux nous citer, on est prêt à argumenter face à n’importe quel fan d’une autre licence.
Pour en attester, rendez-vous sur Monster Hunter Wilds, disponible sur PS5 et Xbox Series.