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Risen 2 : Dark Waters (Xbox 360)
Victime d’un portage console décidé tardivement, le premier Risen avait laissé un goût amer. Fort heureusement, sa suite évite de tomber dans le même piège. Est-ce suffisant ?
Test
Note globale :
Genre : Jeu de rôle
Sortie : 15/2/2013
Multijoueurs : Non
Éditeur : KOCH MEDIA
Développeur : Pyranha Bytes
Langues : Francais
Wizarbox, en charge de la version console de Risen 2, a cette fois travaillé main dans la main avec Piranha Bytes, les développeurs de la mouture PC. Du coup, l’écart de qualité entre les opus est bien moins brutal que lors du premier Risen. Le héros peut parcourir sereinement un univers mis en péril par un Titan énervé et par son ami kraken, fort occupé à rendre toute navigation presque impossible. C’est d’ailleurs en voyant la bête sévir contre un malheureux navire que débute l’aventure de Risen 2 : Dark Waters. Et devinez quoi ? C’est à vous qu’incombe de trouver l’arme magique seule capable de vaincre le monstre.
Et une bouteille de rhum !

Fidèle serviteur de l’Inquisition, nation déjà rencontrée dans le premier jeu, vous constituez le seul espoir d’un peuple dont le dernier bastion, Caldéra, est voué à disparaître. Vous voici officieusement démis de vos fonctions afin de faciliter votre infiltration dans le monde de la piraterie. Prouver votre valeur au capitaine Barbe-d’Acier constitue votre premier objectif afin de partir sillonner les mers en quête d’une lance magique. C’est donc un univers découpé en petits territoires, séparés les uns des autres, qui sert de terrain de jeu. De quoi limiter nettement votre liberté de mouvement (impossible de revenir à certains moments à un autre endroit du monde pour finir une quête). Ce compromis vise à rendre le jeu plus conciliant avec les consoles, limitées en mémoire. Un argument étonnant quand on repense à Skyrim et à sa carte gigantesque. Si encore ce saucissonnage servait une technique irréprochable, mais ce n’est pas le cas. Bien que coloré et très agréable à l’œil, Risen 2 souffre de textures trop grossières et d’animations rigides. Voir son héros courir ferait presque pousser un soupir de désespoir. Sans parler du "clipping" qui s’invite à la fête. Pas de quoi ternir le plaisir de l’exploration ni de dégoûter du scénario, mais cela déçoit.
Boire ou réfléchir, il faut choisir
En dépit de sa thématique sombre, le scénario de Risen 2 utilise un ton léger. Souvent drôle, les pirates rencontrés sont de véritables caricatures : bourrus, pas très malins et franchement ivrognes sur les bords. Le rhum a autant de prise sur eux que les pièces d’or. N’épargnons pas les gardes de l’Inquisition qui n’ont pas inventé l’eau chaude. Le soin apporté aux dialogues fait plaisir et rend l’aventure agréable. Une quête permet souvent plusieurs options. La persuasion, l’intimidation ou encore le recours à la magie vaudou (pour prendre le contrôle d’un personnage) offrent diverses possibilités. De quoi compenser un aspect linéaire plus prononcé que dans le précédent jeu. Evidemment, voler à la tire ou être convaincant demande de développer certains talents. Et comme l’argent se fait rare en début de partie, il est frustrant de ne pouvoir crocheter un fichu coffre avant de partir en bateau pour une autre zone car vous avez dépensé votre maigre butin pour vous payer quelques vêtements ou apprendre à vous déplacer sans bruit. Compte tenu de ces éléments positifs pour l’ambiance, il est dommage de résoudre une quête en tirant au canon en pleine ville sans que personne ne bronche. Et encore plus dommage de subir un système de combat rigide vite agaçant. Des débuts difficiles, dans un RPG c’est cohérent. Mais pas quand c’est à cause d’un gameplay fade qui complique la tâche du joueur. Malgré la combinaison de magie vaudou, d’armes blanches et d’armes à feu, Risen 2 incite vite à éviter les ennemis. D’autant que toute la faune a décidé de vous bouffer. Les arguments clés de Risen 2 : la bonne utilisation de l’univers de la flibusterie et la qualité de la narration. Le trop grand nombre d’approximations et quelques bogues pourraient dissuader les non-amateurs de partir à l’abordage.Test réalisé par Arnaud Papeguay.
Note globale :
Prise en main :
En dépit d’idées amusantes, comme jeter du sable dans les yeux d’un ennemi ou l’assommer à coups de noix de coco, Risen 2 souffre d’un système de combat rigide et peu maniable. Guère intéressant et pourtant nombreux, les accrochages avec la faune locale et les ennemis poussent vite à l’énervement, malgré la montée en puissance de votre avatar. L’interface également ne brille pas par son esthétique, ni son côté pratique.
Réalisation :
Certes coloré et agréable, l’univers de Risen 2 n’est pas mis en avant à cause de textures grossières et d’un "clipping" agaçant. Les animations du héros, grotesques, renvoient dans le passé. Fort heureusement, les voix soignées et les dialogues souvent savoureux relèvent le niveau.
Intérêt :
Doté d’un scénario plus riche que le précédent Risen, cette suite laisse moins de liberté notamment à cause d’un univers découpé en plusieurs territoires indépendants de taille relativement réduite. Pas de quoi se sentir cloisonné, toutefois, grâce à la présence de nombreuses quêtes annexes.
Avis de la rédaction
A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 16 ans.
- A ceux qui n’aiment pas le médiéval fantastique.
- Aux fans de l’univers de la flibusterie.
- Aux joueurs qui apprécient les dialogues soignés.
Vous aimerez si vous avez aimé :
- Risen
- The Witcher 2 : Assassins of Kings
- The Elder Scrolls V : Skyrim
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