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Ce nouveau modèle est vraiment plus grand que la DSi d’environ 48%. Mais c’est uniquement pour pouvoir loger les deux écrans de 4,2 pouces, car tout le reste est identique, ports de connexion compris. Eh non, Nintendo n’a pas profité de ce nouveau volume pour réintégrer le port pour jeux Game Boy Advance. Il faut dire que la cible ne s’y prête pas, car ce sont les adultes, les séniors même, qui sont visés par cette console appelée non plus à déformer les poches ou les sacs à main mais à trôner dans le salon. D’ailleurs, les couleurs disponibles sont bien en phase avec la cible : chocolat et bordeaux. Pas très flashy, mais elles ont l’avantage de changer des éternels rose, blanc et noir.
Autres petites modifications : les touches pour le réglage du volume sont plus en relief que sur la DSi et le stylet inséré dans la console est complété par un autre, de la taille d’un stylo, d’une très bonne prise en main, mais qu’il va falloir placer dans un endroit stratégique pour ne pas le perdre. |
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Une bien meilleure visualisation des jeux
Revenons aux écrans. La différence de confort est indéniable par rapport à la DSi, rendant plus agréables les Mario Kart, Professeur Layton ou autres Zelda pour lesquels la solution demande parfois une vision parfaite. Bien sûr, la navigation Internet est elle aussi plus confortable, ainsi que l’utilisation des logiciels de dessin comme Art Academy ou Flipnote, puisque la surface de « gribouillage » est plus grande. Les spectateurs vont également arrêter de s’esquinter les yeux. Vous savez de qui je parle : ces troupeaux d’enfants, durant les réunions de famille par exemple, agglutinés autour du seul détenteur de la DS, qui peinent à voir ce qui se passe à l’écran. Finie pour eux la galère ! D’ailleurs, toute la famille devrait à présent pouvoir se retrouver autour de la DSi XL, grands-parents compris. C’est en tout cas le message que tente de faire passer Nintendo par des photos d’individus de trois générations regardant la même console posée sur la table de la pièce de vie. Tout un symbole ! L’avenir nous dira s’il s’agit d’une idée visionnaire ou d’un simple argument marketing. Et, une fois de plus, ce seront les contenus qui feront ou non le succès d’une telle entreprise.

Des logiciels embarqués ciblés « adultes »
Et ça semble bien parti, il faut l’avouer. La DSi XL sera en effet livrée avec deux logiciels « pour les grands » : un Docteur Kawashima littéraire (pas d’autres précisions pour l’instant) et le Dictionnaire 6 en 1 déjà disponible en téléchargement payant sur le DSiWare. A partir d’un texte écrit sur l’écran tactile à la main ou sur clavier virtuel, ou bien photographié à l’aide de la console, vous pouvez obtenir sa traduction en 6 langues : français, anglais, italien, espagnol, allemand et japonais.
Mais la grande nouveauté, c’est le soft qui transforme la DS française en livre numérique. A l’image de « 100 Classic Book Collection », sorti aux Etats-Unis en 2008, qui s’appellera probablement « 110 classiques de la littérature » contient les principaux romans des grands auteurs de la littérature française (Vernes, Dumas, Mérimée, George Sand, Racine, Maupassant, Voltaire, Zola, Balzac, Daudet, Gaston Leroux…) et quelques romans étrangers : « Guerre et Paix », « Tom Sawyer », « L’Odyssée », « Don Quichotte » ou « David Copperfield ». Il devrait également permettre à tous les acheteurs de pouvoir se faire sa propre opinion sur cette fameuse « Princesse de Clèves » qui traumatisa tant notre Président par le passé.
Pour guider le lecteur dans cette grande bibliothèque virtuelle, un résumé de chacune des œuvres est consultable, mais on peut également passer par un petit quiz ludique de quelques questions se terminant par une suggestion de trois livres. Deux tailles de polices de caractère sont disponibles, et on tourne les pages à l’aide du stylet ou de la croix directionnelle. Ultime raffinement : vous pouvez choisir l’ambiance sonore qui vous accompagnera pendant la lecture : bruits de bistro, d’aéroport, de train en marche, crépitement de feu de cheminée, bruit de vagues, chants d’oiseaux…

Une console à suivre de près
Question subsidiaire : le prix ? Il devrait être supérieur d’une vingtaine d’euros à celui de la DSi. Il faudra bien payer cette surface d’écran supplémentaire ! Mais il est aussi logique que les deux consoles ne soient pas au même prix, car la DSi « normale » aurait alors de grandes chances de voir ses ventes diminuer : difficile de revenir à plus petit quand on a essayé l’écran de la XL. Et même si cette dernière ne se glisse pas dans une poche arrière de jean, elle est tout de même largement transportable dans un grand sac à main ou un petit sac à dos. Ce n’est tout de même pas un Netbook.
Il faudra en tout cas du temps avant de savoir si la console portable de Nintendo arrive, comme l’a fait sa grande sœur Wii, à séduire les adultes et les séniors.
Dossier réalisé par Philippe Istria
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